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LE SOUVENIR FRANCAIS - COMITE CANTONAL DE CORBIE

LE SOUVENIR FRANCAIS - COMITE CANTONAL DE CORBIE

Le Souvenir Français Comité cantonal de Corbie a pour objet de conserver la mémoire de ceux et de celles qui sont morts pour la France au cours de son histoire ou qu'ils l'ont honorée par de belles actions, notamment en entretenant leurs tombes ainsi que les monuments élevés à leur gloire, tant en France qu'à l'Etranger,de transmettre le flambeau aux générations successives en leur inculquant, par le maintien du souvenir,le sens du devoir, l'amour de la Patrie et le respect des valeurs.


LA BOISSELLE : Les tranchées peut-être plus longues que prévu

Publié par Souvenir Français-Comité cantonal de Corbie sur 10 Janvier 2013, 23:02pm

Catégories : #Janvier 2013

Peter Barton a exploré en octobre les galeries découvertes pendant les fouilles. (Archives)

Peter Barton a exploré en octobre les galeries découvertes pendant les fouilles. (Archives)

 

Depuis le début des fouilles en 2011, Claudie Llewellyn a découvert sur son terrain trois niveaux de galeries historiques. Elles pourraient se prolonger chez les voisins.

De profondes tranchées sous leurs maisons ? Les habitants ne sont pas inquiets.

Il y a deux ans, Claudie Llewellyn entame avec l'archéologue britannique Peter Barton, des fouilles archéologiques sur son étendue du Glory Hole, rue de la 34e division, pour la préserver de futures constructions immobilières.

Elle y découvre alors des galeries souterraines où des Anglais, des Allemands et des Français ont combattu, et des squelettes et objets de la Première Guerre mondiale.

Le terrain est actuellement toujours à l'étude et ce, pendant encore une année.

Mais si la propriétaire du terrain situé près du Trou de mine continue de creuser sous terre pour découvrir d'autres objets historiques de la guerre 1914-1918, ces voisins n'ont pas l'air de trop y faire attention.

Pourtant, selon les chercheurs, les tranchées pourraient s'étendre bien au-delà du terrain de la vieille dame et toucher les maisons voisines.

Chez Claudie, trois niveaux de galeries étroites en craie, décrites comme très profondes, ont été décelés par les archéologues. D'ailleurs, les habitants de La Boisselle ont eu le privilège de les visiter lors de portes ouvertes que la propriétaire avait organisées.

«À la Journée du patrimoine et celle de l'archéologie, nous étions tous invités à descendre dans les sous-sols pour voir ces tranchées. C'est impressionnant. On ne s'imagine pas qu'il y a des trous comme ça sous nos pieds», raconte Georges Vandenbulke, un habitant du village.

Une adolescente vivant dans la maison située face au chantier a aussi eu l'occasion d'observer les décombres. «Il y a plein de poussière partout, on a du mal à respirer en bas», se rappelle-t-elle.

À la vue de ces gros trous, les gens se montrent fascinés. Et lorsqu'on leur parle des risques d'éboulements sur les secteurs alentours, ils n'ont pas l'air plus concernés que cela. « Ma maison a été construite il y a dix ans maintenant. Tout a été fait sur des fondations. Avant, c'était un bar ce baraquement et puis on a monté notre maison. Peut-être qu'en dessous de nous on peut trouver des vestiges de l'histoire ou des galeries, mais nous ne sommes pas inquiets concernant les risques d'éboulements», précise Georges Vanderbulke.

Une réunion pour décider de l'avenir du terrain

Le maire Line Wattraint se veut aussi rassurant. «C'est un site privé mais il doit être sécurisé au vu du public. Jusqu'à aujourd'hui, nous n'avons pas relevé de risques majeurs d'effondrement des terres. En cas d'accident lors de visites, c'est la propriétaire qui est responsable», souligne le maire de la commune.

Le site est toujours disponible pour la poursuite des fouilles au printemps prochain. Une réunion le jeudi 10 janvier entre les chercheurs anglais et Claudie Llewellyn, doit convenir du devenir du terrain.

Si pour la construction, le chantier s'avère être dangereux, la retraitée souhaiterait faire reconnaître à terme la valeur historique de son champ de trous. «Pourquoi pas en faire une pièce de musée ?», lance-t-elle.

 

CHARLOTTE FOLLANA source le courrier picard.fr

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