Mardi 15 Mai 2012
Les fouilles se poursuivent jusqu'à demain au Glory Hole. Avec déjà une importante découverte à l'actif de l'équipe franco-britannique.
Cela fait deux semaines que l'équipe de bénévoles, des Français et des Britanniques placés sous la bienveillance de Peter Barton, s'activent sur le site du Glory Hole. Et ils n'en finissent pas de redécouvrir l'Histoire.
Après avoir enlevé plusieurs dizaines de tonnes de terre et cailloux, les archéologues ont libéré trois tunnels construits au début de la Première Guerre mondiale par les soldats français et britanniques.
Et ils ont remonté divers objets, comme des tuyaux d'air, des outils, un fusil français, un calvaire avec les inscriptions «God is love, Christ giveth life» ou encore une mine de crayon de bois.
Mais ce n'est pas tout. Hier, gendarmerie, représentants du Commonwealth et du Souvenir français étaient sur le qui-vive: les bénévoles ont en effet découvert le squelette de deux soldats français, dont l'un a pu être identifié par sa plaque.
Il s'agit d'un soldat du 118e régiment d'infanterie, en Bretagne, dont le nom sera bientôt divulgué dans la presse.
«Quand il y a un squelette, la gendarmerie est contactée, explique le militaire Gervois, de la brigade d'Albert. On prévient le Commonwealth et le Souvenir français. Quand un corps est identifié, on le confie au Souvenir français, ce sera le cas pour l'un des deux soldats. Les squelettes non identifiés partent dans des ossuaires.»
Ce qui arrivera au deuxième squelette sur lequel aucune plaque n'a été retrouvée. Les archéologues sont néanmoins certains qu'il s'agit d'un Français, grâce aux boutons qui restaient sur l'uniforme.
Les fouilles se poursuivent jusqu'à demain, mais elles pourraient reprendre en octobre. Tout dépend en fait du financement. Car pour le moment, le chantier est financé uniquement par des privés (en grande partie par la BBC).
Un dossier vient d'être déposé à la Drac (direction régionale des affaires culturelle). Car pour les bénévoles, l'intérêt est énorme: «Si on nous demande ce qui s'est passé ici, on peut vous le dire», explique en anglais Jeremy Banning, l'un des bénévoles.
«C'est absolument magnifique ce qu'on découvre, ajoute Peter Barton. Les journaux de marche ne disent rien sur la dimension des tranchées par exemple ou comment elles ont été creusées. On l'apprend grâce à ces fouilles.»
source le courrier picard.fr
