Vendredi 02 Décembre 2011
En recevant le secrétaire d'État aux Anciens Combattants, le président du conseil général a réaffirmé la place du musée dans les commémorations.
2014, c'est demain. Ou presque. Aussi n'est-il pas trop tôt pour préparer le centenaire de la Grande Guerre. Un événement qui va durer quatre ans et qui se déclinera en trois dates fortes pour la Somme, 2014, 2016 et 2018.
Jeudi après-midi, Marc Laffineur, secrétaire d'État aux Anciens Combattants, a visité l'Historial de Péronne, avant de se rendre en préfecture d'Amiens pour dévoiler les résultats d'une enquête sur les retombées économiques du tourisme du souvenir dans notre département.
Le ministre, insistant sur «la mémoire ciment de notre nation », a évoqué la venue de «millions » d'étrangers en France, qu'il va falloir accueillir et inciter à rester, dans la Somme en particulier. Il a aussi mentionné les 40 millions d'euros que l'État serait prêt à accorder pour soutenir l'ensemble des manifestations sur le territoire national.
Un montant qui n'aura pas échappé à Christian Manable, président (PS) du conseil général, qui entend bien, lui aussi, «soutenir financièrement les initiatives locales de son mieux » qui ne manqueront pas de surgir à cette occasion, en termes d'animation ou d'activité économique. Le Département les soutiendra mais aussi les coordonnera.
L'Historial, propriété du conseil général, qui aura 20 ans l'an prochain, jouera un rôle central dans un centenaire qui doit être l'occasion, selon M. Manable, de «dépasser la tripartition d'origine ».
Traduction : faire désormais une large place à tout ce qui touche l'Afrique, l'Océanie, l'Amérique et plus seulement le trio Allemagne-France-Royaume-Uni. Le recours aux nouvelles technologies devrait permettre d'élargir la «conversation » entre les visiteurs, réels ou virtuels, et les scientifiques du centre international de recherche.
Grâce à un partenariat avec l'Éducation nationale, la connaissance de cette période va encore progresser chez les jeunes. La candidature à l'Unesco contribuera elle aussi à faire progresser la reconnaissance de notre territoire.
Connaissance, reconnaissance mais aussi «naissance à un autre monde », la Somme entend promouvoir «l'éducation à la paix, le refus de la violence, pour ne plus jamais connaître l'horreur d'une tranchée ou d'un cratère d'obus ».
ANNE DESPAGNE source Le Courrier Picard.fr
